Fines Claires n°3 (pièce)

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Pièce

Trois espèces d’huîtres sont présentes sur nos côtes. Endémique à la façade littorale française, et seule espèce d’huître des eaux côtières françaises jusqu’à la fin du XIXe siècle, Ostrea edulis a souffert d’épizooties au XXe siècle. Sa production est aujourd’hui très limitée. Crassostrea angulata, ou “huître portugaise” a été introduite en France à la fin du XIXe par un navire marchand ayant fait naufrage dans l’estuaire de la Gironde. Cette espèce s’est naturellement adaptée à son nouveau territoire et a été la principale espèce d’huître élevée en France au XXe siècle. Frappée à son tour par une épizootie qui détruisit tous les élevages de la côte Atlantique dans les années 70, elle a alors été remplacée par Crassostrea gigas, “huître japonaise”, importée du Canada et du Japon, qui représente aujourd’hui l’essentiel de la production européenne.

La majorité de la production de coquillages repose sur la reproduction en milieu naturel. Il existe également des écloseries qui fournissent des animaux issus de géniteurs sauvages (présentant la diversité génétique naturelle), ou issus de géniteurs produits en laboratoire (pour l’obtention d’animaux stériles). L’élevage des huîtres nécessite 2 à 4 ans pour atteindre la taille commerciale. Arcachon est le plus grand bassin naisseur d’Europe (avec 4 milliards de jeunes huîtres par an) et alimente les autres zones de production en France et à l’étranger
En Europe, la consommation des huîtres, essentiellement vivantes, correspond à la période des fêtes de fin d’année. La France détient le record de consommation avec plus de 1,19 kg (poids vif) consommé par habitant et par an (moyenne 2010-2012).

Méthode de pêche :
Poche sur table (élevage)
Corde en suspension

Origine :
Façade Atlantique
Mer Méditerranée

Saveur :
Sa chair peu charnue fait d’elle l’huître préférée des consommateurs. Sa délicieuse saveur provient de son affinage dans les bassins de Marennes Oléron.

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